Vers la fin des années 1980, un slogan publicitaire du Crédit Lyonnais vantait « Le pouvoir de dire oui » à ses clients. Ce qui manque précisément aux Français du XXIe siècle, câest le courage de dire non à ce qui les aliène. Non aux partis politiques qui prennent leurs électeurs pour de simples presse-boutons affiliés à vie à une vitrine politique dont le contenu ne leur convient pourtant plus, non au gavage audiovisuel qui fabrique, impose une réalité virtuelle vantant les mérites dâune société multiculturelle, diversitaire, dominée par des ultra-minorités nâexistant que sur papier glacé, non à la Grande déculturation, cette hanounisation des masses où le libre-arbitre laisse sa place aux singeries, à la vindicte cathodique, à la médiocrité érigée en vertu, aux procès en rébellion à la doxa et autres crimes de lèse-diversité.

Non à la société des loisirs, au diktat des écrans dévorant le temps de cerveau disponible, détruisant la convivialité, annihilant la quiétude et la contemplation, non à la standardisation de nos modes de vie, à la consommation à outrance de biens de consommations dont la publicité nous convainc de lâabsolue nécessité de posséder, non à la dépendance des réseaux sociaux, prisons numériques dont personne ne veut sâévader, non à la médiocrité, à lâoisiveté, à la mollesse. Non à lâislamisation de nos quartiers, à lâimmigration de masse que personne nâose affronter en face sous peine de bannissement social, non à la repentance de fautes que nous nâavons pas commises auprès de ceux qui nâen ont pas souffert, non à la sécheresse démographique au nom du droit à jouir sans entraves, non à la banalisation de notre quotidien, de nos vêtements, de nos maisons, de nos rues et de notre alimentation, nos à la stérilisation de nos modes de vie tertiarisées, non à la défiguration verticale de nos paysages, non à Bruxelles, non aux destructeurs de nos identités, non à la perspective dâêtre les derniers des hommes dâune civilisation occidentale plusieurs fois millénaires.

Nous sommes affaiblis par des décennies de léthargie collective, ankylosés par une opulence artificielle qui nous aliène, esclaves dâune paix sociale chimérique, convaincus dâêtre les redevables du tiers-monde que nous importons en compensation, dans une grande Åuvre décivilisatrice de lâOccident. De tout-puissants et arrogants occidentaux, nous sommes devenus des peuples faibles, repentants, méprisés autant que méprisables. Face aux oppressions invisibles, au bien-être aliénant, au communautarisme revendicateur et vindicatif de lâOccupant, notre individualisme pathologique est la première, et sans doute la pire, de nos faiblesses. Pourtant, même chez les moins bons, lâunion fait la force écrivait Homère, complété par Esope : « Autant lâunion fait la force, autant la discorde expose à une prompte défaite ».
Il existe en chacun de nous cette force et ce courage de dire non à ce qui nous aliène, entrave notre identité, ruine notre destin commun.
Libérons là , sans attendre quâun mouvement national ne nous y invite. Nous serons bientôt imités par un proche, un ami, un voisin, un collègue, puis une multitude. Nous prendrons conscience de notre force collective, nous nous réapproprierons notre culture, nos modes de vie, nos outils de production, nos traditions, notre fierté, notre légitimité, nos territoires. Ainsi est le chemin des libertés recouvrées. Ainsi commencent les révolutions.
G.R.
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