DÉCEMBRE-JANVIER 2018/2019

Gilets Jaunes : Pour une convergence des âmes

par Olivier MILZA

Le bras de fer engagé par les « gilets jaunes », légitime dans ses motivations, est en train d'occuper le terrain médiatique - affamé de scoops dans sa seule préoccupation du « temps court » - et occulte, depuis maintenant deux semaines, des enjeux qui, comme le rappelle Ludovine de la Rochère, sont tout de même d'une dimension plus de « temps long » et engagent, beaucoup plus, osons le dire, qu'une question fiscale, l'avenir structurel de tout un pays.
La PMA généralisée et, n'en doutons hélas pas, la GPA légalisée plus tard, conjuguée à la « cause LGBT » érigée par Mme Schiappa en « cause nationale », c'est le triomphe du remplacisme anthropologique et la substitution de la MHI - « Matière humaine indifférenciée » (Renaud Camus) à la famille enracinée et à la Nation comme âme et comme substance.
Les femmes sont très nombreuses parmi les « gilets jaunes », en un « féminisme réel » plus représentatif que le « féminisme légal » (Gabrielle Cluzel) du boboisme parisien, « genré », homophile, « transgenre », bien sûr « racisé », bref, déjà post-humain.. Nul doute qu'elle ne soient réceptives au refus de leur propre disparition en tant que mères...réelles, et à celui des pères historiques et biologiques !Si l'écologie, c'est retrouver la part fondatrice de la Nature, alors les femmes du peuple provincial sont plus écologistes que les « féministes » post-humaines de nos métropoles « connectées » et leur « métissage » intellectualisé, et à géométrie (ethnique) variable, où l'on condamne la « fessée » mais sans dire un mot de l'excision!
Il y a en effet un point commun entre le refus de l'eugénisme « progressiste » et la cause des « gilets jaunes »: la lutte contre la déshumanisation globale, la chosification des enfants et des hommes, la haine des racines et des fondations.
S'il doit y avoir « convergence des luttes », c'est à cette échelle qu'elle doit advenir.
Et à une échelle plus grande encore: à terme, la France va ratifier le protocole de l'ONU sur l'immigration, ouvrant plus grandes les vannes de l'immigration de masse préméditée, c'est-à-dire une accélération du « Grand Remplacement », afin de faire disparaître, plus rapidement, ce peuple français ravalé ces jours-ci à une simple camarilla de « beaufs » et de « factieux ».
Enfin, la France est en passe d'abandonner à l'UE - c'est-à-dire au Grand Reich merkelien - son siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. Le triomphe, en somme, de la ...substitution géopolitique, et la fin définitive de la souveraineté, et de l'existence même de la France en tant qu'entité historique et que grande puissance.
Et tout cela, bien sûr, sous le regard enjoué du panislamisme mondial et de ses relais européens, heureux de voir notre pays, à l'image de l'Angleterre, ou de l'Allemagne, avancer toujours plus vite vers la substitution politico-religieuse. Quand le peuple français de souche, et non de papier, descend dans la rue - obsèques de Johnny Halliday ou « Gilets jaunes »- la « diversité » reste chez elle. Il est vrai que dans la plupart des cas, la « France des quartiers », sponsorisée depuis 40 ans par les pouvoirs, vit mieux que les « beaufs » périphériques!
Pendant que le gouvernement laisse pourrir la situation, il accélère des décisions qui engagent radicalement notre pays vers l'achèvement de son déclin.
Chers « Gilets jaunes », ne devenez pas les « idiots utiles » du macronisme, en permettant à ses media aux ordres de polariser sur votre cause, juste, mais encore trop étroite dans son périmètre revendicatif, laissant à M. Macron toute latitude pour prendre des décisions qui, plus encore que des taxes excessives, auront, à terme, raison de votre existence même.
Nous ne changerons pas le cours des choses sans pouvoir.
Aucun mouvement populaire, aussi juste soit-il, ne peut faire triompher ses vues sans le passage par le pouvoir.
Le mouvement actuel doit garder la spontanéité de ses racines, certes, mais il est désormais, d'une ardente nécessité, qu'il entraîne un soulèvement politique global, soit avec des partis existants, soit en inventant ses propres traductions politiques. J'ajoute qu'un mouvement qui, né dans nos provinces, ne parvient pas à entraîner les corps intermédiaires, risque de rester cantonné aux carrefours de nos villes et de nos villages, devenus...des impasses.
Convergences des luttes. Oui.
Mais je dirais même, convergence des idéaux.
Et peut-être même, convergence des âmes.
Sans une telle convergence, le mouvement des « Gilets jaunes » disparaîtra, archivé, dans les oubliettes des « mouvements sociaux ».

O.M.

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