DÉCEMBRE 2017

Pour une destruction orchestrée

par Marie-Hélène de LACOSTE LAREYMONDIE

Nous y sommes, ils sont dévoilés. Qui ? Ceux qui, avec une volonté délibérée de destruction programmée et orchestrée souhaitent faire de nos enfants des apatrides mentaux.

Nous sommes Peuple de France. Nous le sommes à plusieurs titres, mais nous le sommes surtout grâce à la langue. La langue est notre patrimoine matériel et immatériel, elle est notre être. Elle est celle qui constitue notre identité, façonnée au fil des siècles, concrétisée par la création en 1635 par Richelieu de l’Académie Française. 

Cette création affirmait notre identité de Français, se libérait, en en reconnaissant les mérites, de la tutelle des Grecs et des Latins. La langue est donc cet élément constitutif essentiel et existentiel de notre identité. Entre l’âme d’un peuple et sa langue, il y a identité complète, on ne peut imaginer l’un sans l’autre. Elle est notre estampille patrimoniale, culturelle. Elle est celle qui nous unit, qui nous relie dans les vrais liens de solidarité et de fraternité si chère à notre devise républicaine. Elle est celle qui nous porte et nous transporte, elle est l’expression de la Fondation nécessaire à l’accroissement et à l’épanouissement d’un peuple.

La langue française est à la fois notre structure et notre avenir ; notre structure car elle nous raconte notre histoire, notre passé ; notre avenir car elle est symbole de paix et d’unité. Et c’est parce qu’elle est aussi l’avenir qu’elle peut être embellie, magnifiée, parfois clarifiée, enrichie.

Le service de la plume permet d’exprimer clairement, précisément ce que nous ressentons ; il permet le rêve et l’espérance, il nous ouvre toutes grandes les portes de la liberté. Balzac disait qu’il « avait accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot ».

En dénaturant notre identité, en souhaitant la faire disparaître, ils ont créé une cause efficiente : l’écriture inclusive. Une langue n’est pas figée, on peut y apporter des modifications, des ajouts, les richesses d’une époque, même des nouveautés culturelles laissant libre cours à l’imaginaire collectif, pourvu que ces richesses soient d’or et de lumière, non d’incompréhension la rendant inaccessible.

L’écriture inclusive n’ajoute rien. Elle ne fera qu’augmenter les inégalités ; elle ne fera que freiner voire bloquer l’ascenseur social qu’est l’accès à la connaissance ; elle ne suscitera in fine que jalousie, incompréhension, méconnaissance et donc rancoeur !

Elle détournera les enfants de France du sentiment amoureux de la Patrie charnelle. Brighelli disait qu’il faut «  habiter notre langue. Notre langue, c’est notre culture, pas la langue bredouillée du rap, …, mais la langue flamboyante de Bossuet, de Voltaire, de Balzac et de Stendhal, de Hugo, de Zola, de Maupassant et tant d’autres… », ce fameux voyage au fil des mots, au fil des rêves, au fil du temps.

La cause finale de la perte d’identité, c’est la destruction de la langue française. C’est parce qu’on a perdu le goût d’être, par-delà une identité, qu’on crée ce désastre qu’est l’écriture inclusive. On nous impose une histoire de la culpabilité (un masculin qui l’emporterait sur un féminin), une histoire des pleurs de l’homme blanc.

Mais aujourd’hui seule la langue peut vaincre le drapeau noir du fanatisme.

Alors, chers amis, passons du défensif (gratifiant pour l’entre-soi) à l’offensif.

Pratiquons un peu de chauvinisme et réaffirmons, avec Rivarol :


« L’Allemand ? Guttural, encombré de dialectes

L’Espagnol ? La majesté invitant à l’enflure

L’Italien ? Il se traine avec trop de lenteurs

L’Anglais ? Lui, se sent trop de l’isolement du peuple et de l’écrivain. »


Alors, que diable ! Si notre langue est notre être, notre nom, notre patrie, notre mère en quelque sorte, élevons-nous, passons à l’offensive :


Premier pas dans l’offensive :


Best of : florilège 

Casting : distribution

Cocooning : pantouflage 

Cutter : coupoir

Design : stylisme

Fast-food : restovite

Jogging : trottinage 

Kitchenette : cuisinette

Nominé : distingué 

Paparazzi : phototraqueurs 

Prime time : primécoute 

Sex-shop : pornomarché

Shopping : chalandage

Sponsor : parrain 

Thriller : terrifiction 

Week-end : vacancettes

Zapping : télébutinage

Twitter : pépiement 


M.-H. de L. L.

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