SEPTEMBRE 2018

Poésie : Ne t’arrête jamais de souffler !

par Gaétan BOUCHARD

En souvenir des 26 millions de Russes, qui sont morts durant la Grande Guerre Patriotique, de 1941-1945 victimes de l’invasion des hordes nazies.

Je te cherche dans les étoiles,
Dans le ciel ombragé,
Dans l'aube radieuse empourprée,
Dans mon encrier de larmes et de révolte,
Dans les livres poussiéreux des poètes maudits,
Je te cherche dans les chants de liberté 
Des poètes albanais,
Je te cherche dans le phare radieux 
De la Révolution d'Octobre,
Je te cherche dans les yeux des enfants
Qui jouent au ballon sur ma rue,
Je te cherche dans les yeux bruns
De mon étoile du vendredi matin,
Je te cherche dans les montagnes des Laurentides,
Je te cherche dans les rafales des vents du Nord.

Ô toi qu'on dit n'être que relatif,
Qu'on dit même ne pas exister,
Je t 'ai trouvé dans le souffle haletant de ma mère,
Se mourant sur son lit d'hôpital !
Je t'ai trouvé dans ses dernières paroles :
« Il y a juste toi qui me comprend,
Ne t'inquiète plus pour moi »
Je t'ai trouvé en posant ma main tremblante
Sur son front encore tout chaud,
Et sur ses paupières éteintes,

Je t'ai trouvé dans les paroles
Qui jamais plus ne sortirent 
De ses lèvres closes.

Je t'ai trouvé dans les chants de liberté de mes poèmes,
Je t'ai trouvé dans la poésie de Lorca,
Je t'ai trouvé un peu dans tout ce que j'ai cherché.
Ô toi Liberté
Combien d'hommes sont morts à tes pieds ?
Combien d'autres sont-ils prêts à mourir pour toi ?
Ton drapeau peut bien avoir différentes couleurs,
Malgré que je préfère le rouge,
Pourvu que tu sois du côté des opprimés,
Ô drapeau de la liberté,
Jamais de combattants tu ne manqueras,
Ô toi liberté qu'on dit ne pas exister,
Mon cœur rouge ne bat 
Que pour toi ! Que pour toi !
Pour te dire, ne t'éloigne jamais de moi,
Car sans toi je ne suis rien !

Tu es le vent qui fait tourner 
Les moulins de mon cœur,
Pour moudre le blé mûrissant de l'aube,
Pour construire l'avenir !

Que mes poèmes puissent étancher 
Votre soif de liberté,
Comme le faisait si bien le puits
Que mon père construisit de ses mains,
Et des pierres des champs,
Quand j'étais enfant.

Gaétan Bouchard

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