AOÛT-SEPTEMBRE 2019

J’ai fait un rêve !

par Pierre CHASTANIER

On se souvient de ce fameux discours prononcé par Martin Luther King, à Washington sur les marches du Lincoln Memorial le 28 août 1963. Il y a déjà plus de 50 ans !
Bien plus modestement, si nous faisions ensemble le rêve d’une société française apaisée :
Une société ayant réussi à assimiler pleinement les différentes communautés qui la composent et en particulier celles issues de notre ancien empire colonial avec lesquelles nous partageons notre langue et dont les parents aux heures sanglantes où la patrie était en danger se sont battus à nos côtés.
Une société ayant trouvé dans la laïcité cet équilibre qui permet de croire ou de ne pas croire et où personne, hormis les Ministres des cultes, n’impose aux autres, dans la Cité, des signes religieux ostentatoires,
Une société qui grâce à un effort sans précédent sur l’éducation, dès l’école maternelle, pourrait donner à chacun de ses enfants des chances égales de départ dans la vie,
Une société qui dans la lignée de la participation gaulliste saurait attribuer à tous la place qui leur serait due au sein de l’entreprise puisque comme disait le Général : « tout commande à notre civilisation de construire un nouveau modèle qui règle les rapports humains de telle sorte que chacun, pour sa part, soit responsable de l’œuvre collective dont dépend son propre destin ».
Si nous faisions le rêve d’une société économiquement ouverte tout en protégeant ses ressortissants par l’équilibre des échanges commerciaux qu’elle aurait su négocier avec ses partenaires
Une société qui assumerait son rôle vis-à-vis du tiers-monde au service de la Paix et du Développement et participerait au sein des Nations Unies à une lutte efficace contre les conflits armés et les régimes qui bafouent la dignité humaine.
Une classe politique exemplaire sobre et digne sachant se renouveler et partager avec les citoyens l’esprit de dialogue sans lequel aucune démocratie ne peut s’épanouir.
Une société où les écarts de richesse auraient retrouvé des limites raisonnables fondées uniquement sur l’utilité commune.
Une société où la délinquance aurait profondément reculé et où les forces de l’ordre, sûres du soutien et de l’estime des populations, sauraient modérer leurs actions et agir avec circonspection pour que toujours force reste à la Loi.
Une société où l’ascenseur républicain fonctionnerait à nouveau et où personne de par ses origines ne resterait indûment au bord du chemin.Une société fraternelle où la solidarité s’exercerait envers tous et surtout envers les plus démunis au sein d’une mixité sociale retrouvée
Pour cela il faudrait une mobilisation de masse en dehors des partis qui étymologiquement séparent, dans un souci de s’élever au-dessus de ce qui nous divise pour retrouver l’âme de la France faite de hardiesse, de convivialité et même d’une certaine truculence.
Seuls nous ne pourrions pas faire grand-chose mais au sein d’une Europe respectant les traditions de chacune de ses composantes nous pourrions, à l’ère des continents organisés, retrouver l’occasion d’agir et de poursuivre la mission universaliste qui depuis toujours a été la nôtre.
Une grande révolution que tout cela !
À nous de la faire passer du rêve à la réalité !

P.C.

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