MAI - JUIN 2018

Bataille de bac à sable… un G7 qui vaut son pesant d’or !

par Marie-Simone POUBLON

La solution à la guerre de récréation entre Trump et le G6 aura fichu en l’air toute logique mathématique. La faute à qui ? 
L’américain, visiblement vexé a lancé un défi au G6 comme dans un show à l’américaine avant que les boxeurs ne s’affrontent sur le ring !
J’aurai ta peau ! Non c’est nous ! Les paris sont ouverts pour un six contre un.
Sur son territoire, Justin Trudeau, premier ministre canadien a voulu « marquer le coup » en assénant quelques coups verbaux et en annonçant que le Canada n’en resterait pas là. 
Le cowboy fut vexé ! Lui qui a promis, une semaine avant, de relever les droits de douane sur l’aluminium et l’acier et sur les véhicules qui inondent le marché américain. Un coup d’avance pour Trump, attendu chez le coréen Kim Jung-un cette semaine ?
La rapidité qui est la sienne le fait se désengager aussi vite du G7 que du reste (citons par exemple l’accord de Paris ou encore le nucléaire iranien). 
Insultant pour le Canada, de bonne guerre pour Donald Trump. Un prêté pour un rendu et toc ! Voilà un G7-1. Comme à l’époque de la ruée vers l’or, le cowboy est parti seul et armé ! Pas question de s’en laisser compter, mieux vaut en découdre avec ses adversaires. Que signifie le « G » qui veut aussi dire « grand » sans la Russie, sans la Chine et sans les Etats-Unis ? Pathétique Angela qui fait la leçon au nom de tous ! Après avoir ouverts les portes aux migrants, voilà qu’elle se coupe de son principal client qui lui achète tant de véhicules ! 
Donald aime pourtant l’Europe…Le voilà maltraité par ses petits camarades européens et par le reste du monde. Tous s’entendent si bien qu’il a les mains liées. Il ne supporte pas d’être le tiroir-caisse du monde ! 
La solution pouvait pourtant être évidente : ôter tout droit de douane pour les échanges entre les pays du G7 et réintégrer Vladimir Poutine, mis à l’écart depuis 2014. 
De plus, les adversaires de Trump ne sont pas à la hauteur. Que se passerait-il s’il se créait un G2 avec Vladimir Poutine ou un G3 avec Xi Jinping ? 
Et puis, que fera Giuseppe Conte, récent premier ministre de l’Italie (M5S et La ligue) ? Celui-ci a promis de protéger les intérêts des citoyens italiens, de garantir sa relation privilégiée avec les Etats-Unis et de s’ouvrir à la Russie car il n’est pas opposé à la réintégration de celle-ci.
En 2030, les sept plus grandes puissances économiques du monde devraient être, dans l’ordre la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, le Japon, l’Indonésie, la Russie, l’Allemagne. Au revoir la France, le Canada ou encore le Royaume-Uni ! (1)
En 2050, le G7 pourrait être constitué de la Chine, de l’Inde, des Etats-Unis, de l’Indonésie, du Brésil, de la Russie et du Mexique.
Pourtant, le premier de la classe, Emmanuel Macron, qui courtisait son camarade Trudeau la semaine dernière, résiste en soulignant que la puissance des six pays est plus importante que celle du marché américain. Le cowboy pliera ! Nous avons les moyens de la flambée des prix, sous-entend le français qui n’a pas peur d’un accord à six face aux Etats-Unis. 
Emmanuel Macron devrait avoir « du fil à retordre » sur les positions qu’adoptera Conte non seulement sur l’immigration mais aussi sur les accords commerciaux futurs.

G6-1+1=G3 ou G6-1+1=G4 

Grâce aux petits prétentieux européens, même la logique mathématique est remise en cause ! 
Fin de la récréation ! Il faut garder le sens des réalités…

M.-S. P.

Note :

(1) Source le figaro économique du 10/2/2017

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