AVRIL 2018

Le plus et le moins… Synergie entre l’Histoire, la physique et la philosophie

par Jean-Marc TRUCHET

Ce document repose sur un constat, celui de l’époque dite moderne, prise dans sa globalité. A ce titre, il se propose d’apporter une contribution conduisant à une synergie entre l’Histoire, la physique et la philosophie. Pour cela, d’une manière très didactique, il avance une explication et une solution au déséquilibre grandissant, particulièrement dangereux qui affecte désormais la société humaine, essentiellement occidentale et étasunienne.

Il s’éloigne ainsi délibérément des analyses couramment effectuées, voire ressassées. Partant de là, il ne peut guère laisser le lecteur indifférent, le conduisant alors au cœur du système binaire originel et naturel sur lequel repose toute chose.

Deux pôles que l’on ne saurait trop écarter sans gros ennuis à la clef sous peine d’éclair destructeur.


COMPRENDRE LE PRESENT ET L’AVENIR AUTREMENT…

Sans tomber dans le catastrophisme ambiant dont s’alimentent largement les grands médias, il faut néanmoins reconnaître que notre époque et particulièrement la période actuelle, est celle de tous les dangers. A tort ou à raison, il n’est pas de jour sinon d’heure, voire de minute, sans que dès le petit matin ces mêmes médias alarment chacun sur tel ou tel fait ayant conduit à des dommages tant matériels que humains pour lesquels l’horrible rivalise avec la cruauté ou tout simplement l’inconscience.

Inutile d’épiloguer sur l’influence négative que peuvent avoir sur le psychisme ces informations à longueur de journées répétées auxquelles s’ajoutent différents stress propres à la vie, dite moderne !

Quoi qu’il en soit, s’il était encore besoin de s’en convaincre, il suffit de constater le nombre de conflits, petits ou grands, qui sévissent sur Terre dont la grande majorité si ce n’est la totalité, trouve son origine au niveau de l’intérêt matériel, qu’il soit personnel ou d’Etat dont les religions servent souvent de relai pour cela. 

Cependant, dans la mesure où les XXè et XXIè siècles sont particulièrement fournis à grande échelle en matière de drames en tous genres, cela était-il mieux avant, une période souvent mal définie suivant les sentiments de chacun, laquelle prend généralement nom de «  bon vieux temps ?..  » Pourtant, si l’on y regarde bien ce n’est pas vraiment le cas sachant cependant que certaines périodes de l’histoire furent plus sereines que d’autres.

Que penser de l’empire romain, du haut moyen âge en France qui fut une période particulièrement cruelle, des conflits ethniques ici ou là dans le monde ?.. Pour finir, on se demande si cela a bien cessé un jour et si cet état de chose ne fait pas partie intégrante de la nature humaine.

Autrement dit, il doit être impossible d’y échapper ce qui n’est pas particulièrement motivant !

Si effectivement cette situation règne à l’état endémique chez les Hommes, il semble que ce soit plus ou moins la même chose chez les animaux et même à tous les niveaux de ce qui vit. Toutefois, considérant ces derniers, si l’on connaît des exemples pour lesquels la prolifération de certaines espèces a pu conduire à des dégâts locaux, en aucun cas il n’apparaît que cela ait pu mettre en jeu la vie sur la planète. D’ailleurs, à partir d’un certain volume, une régulation naturelle s’effectue mais qui, pour autant, ne conduit pas à des guerres fratricides à grande échelle ce qui permit aux humains, au moins jusqu’aux derniers siècles, de profiter des fruits de la chasse et de la pêche souvent abondants, que ce soit dans les airs, en mer ou sur terre.

Naturellement, il faut objecter qu’au sein de cette faune, la sélection naturelle à fait son œuvre ce qui signifie que les races les plus intelligentes ou les plus fortes, sinon les deux, ont survécu. Quoi qu’il en soit, les choses apparaissent désormais avoir nettement évolué, sauf peut-être dans certaines régions protégées.

D’aucuns argumenteront que cela provient certainement du changement climatique mais de ces événements, la Terre en a vu d’autres et sans doute beaucoup plus brutaux et importants si l’on en juge seulement par les études géologiques effectuées ici ou là.

Alors, que s’est-il passé ou plutôt que se passe-t-il ? 

Au moins deux théories s’affrontent, soit celle défendue par Darwin qui considère seulement l’évolution et donc la sélection naturelle pour arriver à l’Homme, soit celle prétendant que ce même Homme ne serait pas originaire de la Terre mais qu’il aurait été importé par une civilisation extraterrestre. Ajoutons néanmoins une troisième qui procède des deux précédentes disant que l’Humanité originelle aurait été instruite par des visiteurs venus d’ailleurs dont à cette époque les fameuses pyramides et le peuple d’Egypte font partie. Pourquoi pas ? Bref, quelle que soit la vérité, cela est-il bien important puisque seul le présent importe à l’Homme dit, moderne ?

Pour finir, ce qui est le plus intéressant répond de la capacité d’adaptation et surtout de création de biens matériels par ce même Homme, toutes choses qui le distinguent fondamentalement de l’animal, même des plus intelligents, du moins suivant nos critères.

Partant de là, cette capacité de création lui permet non seulement de fabriquer ce dont il a besoin mais également d’inventer et donc par-là d’aborder en tous domaines des concepts de plus en plus élaborés qui semblent sans limite. Ainsi, petit à petit la nature qui fut à l’origine son milieu de vie comme pour les animaux, ne devient nécessaire que dans la mesure où elle lui fournit ce dont il a besoin, précisément pour ses créations si ce n’est pour se nourrir encore qu’il soit capable de la domestiquer sous forme de cultures plus ou moins artificielles et localisées suivant sa volonté.

Ainsi, ayant de plus en plus satisfait ses désirs matérialistes et capable d’aborder des concepts également de plus en plus élaborés, cet Homme s’éloigne-t-il de cette nature originelle, pourtant fruit d’un subtil équilibre en tous domaines. Cependant, sans s’en rendre compte, il s’éloigne aussi de toute vie spirituelle puisque celle-ci ne semble devenue aucunement nécessaire, étant imprégné par cette course folle née d’une forme de civilisation et donc de vie qu’il s’est fabriquée et qu’il qualifie de moderne, convaincu que les temps la précédant étaient primaires ou à minima bien peu développés. Partant de cela, cette vie devait nécessairement s’y trouver difficile, sinon terrible, critère qui à lui seul suffit à justifier la civilisation actuelle et les choix en découlant.

L’Humanité est ainsi aspirée par ce que d’aucuns appellent la pyramide de la complexité mais dont personne ne connaît le sommet. 

La question qui se pose alors est la suivante : pourquoi toute cette technologie ?

La réponse est évidente puisque, en théorie, la raison première du monde actuel consiste justement à donner au plus grand nombre à la fois protection, abri, nourriture, éducation… 

En quelque sorte une forme de bonheur sur Terre car sinon l’on ne verrait pas très bien pourquoi courir après une chimère, sauf peut-être pour éviter de s’ennuyer.

Cependant, si cet idéal constitue réellement une raison d’être de notre époque, dès lors on ne comprend pas vraiment pourquoi au moins un tiers de la population mondiale sinon beaucoup plus souffre d’une manière ou d’une autre, pourquoi tant de confits, pourquoi autant de misère un peu partout, physique et morale dont fait évidemment partie l’incontournable solitude avec ses ravages. Enfin, pourquoi cette permissivité qui, au nom de la liberté ouvre la porte à tous les excès désormais pour nombre érigés comme un progrès, voire en nouvelles valeurs humaines.

Le constat est des plus graves car cela pourrait signifier que vraisemblablement l’Humanité se tromperait de chemin mais dans les cas contraires, où va t-telle ?

La science, qui est à l’origine de ce monde dit moderne, apparaît néanmoins comme l’élément clé de cette évolution pourtant sensée apporter le bonheur pour tous. Si tel n’est pas le cas et beaucoup de choses le montrent, c’est donc que, soit elle est en certains de ses aspects nocive, soit il manque un élément important afin de trouver l’équilibre nécessaire mais quel est-il ?..  


LE PHÉNOMÈNE ORIGINEL

Acceptons alors de progresser par ordre et de remonter à l’origine de notre univers, au moins tel que l’on peut l’imaginer et tel qu’il est communément admis à ce jour, sans pour autant apporter un solide crédit quant à son âge évalué pour le moment vers 14 milliards de nos années.


Vue d’artiste du big bang mais il n’est pas aisé de représenter ²rien² alentour !..
J-MT. Mars 2018
L’événement initiateur serait une explosion, couramment appelée big bang, issue de la concentration de toute la matière qui composait l’élément originel sachant toutefois qu’il s’agit bien de notre univers, celui dans lequel nous sommes et dont nous apercevons les galaxies mais sans pour autant affabuler sur ce qu’il y aurait plus loin. Explosion évidemment gigantesque à notre minuscule échelle, sachant que naturellement, nous ne pouvons qu’éprouver toutes les peines à l’imaginer surtout si en plus nous nous posons la question de savoir dans quel milieu cette explosion a bien pu survenir puisque certains physiciens estiment qu’il n’y avait «  rien  » !

A nouveau, cela est-il bien important ? Pas évident suivant ce qui suit…

Retenons néanmoins ce phénomène initiateur comme assez réaliste sachant que tout notre environnement visible comme invisible et donc nous-mêmes en sommes évidemment nés.

Comme toute explosion, quelle qu’en soit la puissance et la nature, les gaz en étant issus ont très rapidement sinon instantanément occupé le milieu environnant sans plus de précision à ce sujet.

Leur expansion a inévitablement entraîné leur refroidissement puis leur condensation sous forme d’agrégats qui eux-mêmes, au moins pour certains, se sont à leur tour assemblés formant ainsi les étoiles puis les planètes qui gravitent autour.

Pour finir, ce qui est important en cette affaire répond de l’événement originel, à savoir une formidable température dans un milieu que l’on peut supposer à une autre température, peut-être le zéro absolu, soit –273.15° Celsius.

C’est donc cette différence de température qui permit l’expansion des gaz engendrant ainsi une colossale énergie mécanique.

Il y eut alors transformation de cette différence de température en énergie mécanique dont le principe fut démontré en 1824 par le physicien français Léonard Sadi Carnot (1796-1832) dans un traité de 60 pages devenu célèbre, lequel venait de jeter les bases mêmes de ce qui sera plus tard appelé la thermodynamique. Autrement dit, le domaine de la science qui concerne la transformation de l’énergie thermique en énergie mécanique, d’où la constitution du mot thermo et dynamique (le mouvement…).

C’est à la fois parfaitement génial et fondamental car partant de là, l’énergie mécanique est alors la seule pouvant être considérée comme noble, les autres étant des énergies dérivées.

Aussi loin que nous puissions réfléchir, on retrouve cette différence de température pour les êtres vivants et même pour les bactéries car sans cette différence il ne peut exister d’énergie mécanique comme toutes celles qui lui sont dérivées dont par exemple, l’électricité. Il en est de même pour la Terre qui reçoit une large partie de son énergie de sa chaudière naturelle qu’est son étoile : le soleil. Quant aux mouvements atmosphériques ils sont engendrés par des différences à la fois d’ensoleillement mais également de réflexion du sol, la fameuse albédo, traduite par un coefficient sans dimension s’étendant de 0 à 1.

Concernant la circulation des courants océaniques comme aériens, puisque la Terre comporte en ses pôles deux réfrigérateurs et une chaudière sensiblement située entre les deux tropiques, celle-ci répond du même phénomène.

Au sujet du corps humain dont la température moyenne est de 37°C, dans la mesure où celle du milieu ambiant s’élève, il évacuera des calories par la transpiration et accessoirement par la respiration mais la différence de température devenant plus faible, l’individu concerné s’avèrera de moins en moins énergétique (la fatigue). Il en est strictement de même pour tous les organismes vivants.

Si maintenant on considère le fonctionnement du seul nuage d’orage, le cumulo-nimbus avec en altitude sa forme caractéristique d’enclume, il s’agit ici de l’un des meilleurs exemples de machine thermodynamique naturelle.

En effet, il nait d’une différence de température au niveau de la zone de conflit entre un front chaud et un front froid ou de zones idem.

Cumulo-nimbus avec derrière lui et à droite, un autre (cumulus congestus) en cours de développement. L’enclume est ici bien visible. En Europe, en moyenne sa hauteur atteint de 5 à 7 km mais peut monter à plus de 12 km sous les tropiques puisque la quantité de calories disponibles est plus importante. Une puissante machine thermique avec laquelle il vaut mieux éviter de jouer…
Photo. JMT 2016

L’air chaud s’élevant très rapidement en constituant une cheminée, entraîne avec lui d’importantes quantités d’eau sous forme de vapeur saturée ce que nous percevons comme un nuage. Animé d’une très grande vitesse (de 15 à 50 m/s, soit de 54 à 180km/h) le violent frottement des molécules d’eau entre elles va générer des charges électrostatiques.

A partir d’une certaine différence de potentiel (la tension) ces charges vont conduire à la rupture de l’isolant galvanique (l’air) et ainsi produire un arc (l’éclair) lequel équilibrera localement les potentiels atmosphériques (tensions électriques plus ou moins similaires).

Il y a donc bien transformation de l’énergie thermique en énergie mécanique puis électrique qui dans un premier temps va se retransformer à son tour en énergie thermique (la chaleur de l’éclair) puis en énergie mécanique par violente dilatation de l’air alentour (le tonnerre).

On pourrait ainsi multiplier les exemples mais ce qui précède montre déjà que le fonctionnement de notre univers, au moins pour ce que nous pouvons en percevoir, serait basé sur un système binaire dont la thermodynamique en serait à l’origine. Cela laisse à penser et quelque soit son âge, l’hypothèse du big bang ou phénomène similaire est parfaitement recevable.

Partant de là, il devient clair que nous ne pouvons échapper à cette logique que nous retrouvons même au simple culot d’une ampoule d’éclairage électrique car en simplifiant, s’il y avait deux pôles plus ou deux pôles moins, il serait étonnant qu’elle s’allumât.

Ce système binaire, directement issu du fonctionnement de l’univers puis de la Terre qui en dépend apparaît comme totalement incontournable. Cela signifie qu’il est ainsi impossible d’y échapper d’une quelconque manière ce qui implique que tout ce que nous pouvons imaginer, étudier, construire, etc. en fut à l’origine ou en découlera à un moment ou à un autre. 

Issue de cette situation, pour autant qu’elle soit alors la conclusion pratique qu’il est possible d’envisager, sinon d’observer ? Avec toute la modestie qu’il convient toujours d’adopter en un tel domaine, elle apparaît néanmoins sans limite dont l’actuelle situation conflictuelle géopolitique et géostratégique n’en serait qu’un élément. 

Partant de là et en prenant comme exemple le cumulo-nimbus ci-dessus qui n’est évidemment pas fortuit, une analyse devient alors possible mais évidemment totalement éloignée de tout ce que l’on peut lire et entendre ici-bas. En effet, il s’agit là de toutes choses qui excluent cette simple notion de thermodynamique alors que la science en ces aspects humanistes en est pourtant incontournable.

Cependant, parallèlement à cela on peut à loisir en constater ses effets les plus destructeurs et les plus morbides alors qu’elle ne devrait être exclusivement orientée que vers le bonheur humain et donc vers celui de la Terre, non pour autre chose. Cela montre ainsi la limite de l’intelligence humaine car sinon nous serions parfaitement capables d’éliminer tout ce qui peut nous nuire et en toute évidence, de ne jamais le fabriquer.

Alors, que se passe-t-il de nos jours ?


LA SITUATION ACTUELLE

Avant de poursuivre, cette phrase doit être tempérée puisque comme exposé au début de ce texte, il serait naïf d’estimer que ce fut autre dans les temps passés.

La différence fondamentale et quel que soit le volume de ces conflits, provient simplement du fait que les moyens matériels n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui. Curieusement, en observant bien on constate que tous les conflits mettant en cause des organisations humaines comportent ou s’achèvent avec le recours au feu, autrement dit, à l’énergie thermique y compris dans les temps anciens (incendie de villes, brûlage de récoltes, armes à feu, bombardements, etc.). Or, aujourd’hui ce que l’on peut appeler le «  volume de feu  » n’a fait que croître dans de colossales proportions.

Il suffit pour cela de réfléchir à l’importance prise par le pétrole, le charbon, l’énergie nucléaire et naturellement les armes qui en sont issues… autrement dit, l’Humanité a de plus en plus besoin d’énergie sous forme thermique pour la transformer ensuite en une autre forme adaptée à ses besoins dont électrique et mécanique.

Ce constat montre que nous ne pouvons échapper au système binaire qui régit tout car si la Terre ne fonctionnait pas ainsi, elle serait une planète morte au moins au niveau de la vie biologique. Son seul rôle serait alors réduit à participer à l’équilibre gravitationnel du système solaire sinon plus loin.

Par conséquent, l’intelligence de l’Homme lui permit ainsi un extraordinaire développement des moyens matériels mis à sa disposition pour lui assurer confort et sécurité, au moins pour une partie de la population terrestre mais parallèlement ce «  volume de feu  » ne fait qu’augmenter les différences de potentiels (les tensions de toutes sortes), ceci à partir du même phénomène thermique prévalant à la naissance puis à la croissance d’un cumulo-nimbus pris ci-dessus comme exemple.

La situation de l’Humanité évolue ainsi petit à petit en une course de fond avec à tout moment risque de rupture de l’isolant galvanique (l’isolant électrique) mais qui, cette fois, n’est pas un éclair mais la guerre avec son cortège de malheurs jusqu’à retrouver un nouvel équilibre qui néanmoins ne peut être la situation d’avant.

Si l’on y regarde bien, c’est exactement ce qui se passe avec les conflits régionaux qui mettent en œuvre de plus en plus d’armes sophistiquées, à un moment ou à un autre toutes faisant appel à l’énergie thermique et donc à une différence de température pour produire un effet mécanique.

Si le missile peut voler à très grande vitesse, c’est bien parce qu’il existe entre la tuyère du propulseur et l’air ambiant une importante différence de température car si elle n’existait pas ou faiblement, il n’y aurait pas ou très peu d’énergie pour sa propulsion.


Explosion nucléaire. L’une des nombreuses concrétisation en cours d’action de la folie des Hommes, susceptible de les mener à leur propre destruction. Faut-il être intelligent pour étudier puis pour fabriquer de tels engins ne pouvant que conduire à la surenchère et à la dissémination mondialisées ? Photo d’archive déclassifiée.
Quant à l’explosion d’une charge atomique, elle procède exactement du même phénomène thermodynamique que le cumulo-nimbus ci-dessus, les effets thermiques et surtout mécaniques engendrés étant très supérieurs aux effets de la radioactivité.

Il en est de même pour les moteurs à explosion qui permettent aux véhicules automobiles de se déplacer, aux réacteurs d’avions de fonctionner, etc.

Il est d’ailleurs intéressant de rechercher tout ce qui fait appel à un moment où à un autre à ce phénomène originel si bien que l’on constate alors très vite qu’il n’y a pas de fin, y compris si l’on descend dans l’infiniment petit.


LE PREMIER SYSTÈME BINAIRE

Pour revenir à l’échelle de la planète, l’actuelle course à l’armement n’est donc que la conséquence à un niveau de plus en plus élevé du système binaire composé en son origine d’une différence de température, lequel ou laquelle nous fait fonctionner.

Or, si notre intelligence est grande, en toute modestie elle ne l’est manifestement pas assez pour remonter à cette source et savoir la contenir. L’Humanité se laisse ainsi entraîner dans un développement sans cesse grandissant du matérialisme.

Autrement dit et comme son nom l’indique, celui de la matière générant par là une différence de potentiel sans cesse croissante, autrement dit symbolisé par l’écart entre les deux températures. L’on peut déjà en conclure que la science répond inévitablement et uniquement de cette première logique binaire qui existe entre ces deux pôles.

Pour simplifier, ce premier système binaire sera nommé premier pôle, celui présentement appelé matériel, celui de la matière, premier pôle qui régit le matérialisme…

S’il existe une différence de potentiel issue du principe thermodynamique, à ce niveau ce document n’a évidemment toujours pas quitté le domaine de la matière, or, il serait sans doute quelque peu facile de s’arrêter en si bon chemin sans poursuivre l’analyse qui sinon se trouverait alors incomplète. En effet, puisqu’en simplifiant, s’il existe deux pôles au niveau de ladite matière, issus d’une différence de température, ce n’est pas pour autant que l’Humanité apparaît aujourd’hui plus heureuse qu’avant. Il suffit seulement d’en juger par l’inquiétude grandissante, la violence sinon l’angoisse si ce ne sont la misère morale et physique dans laquelle elle vit et qui ne fait manifestement que de s’amplifier alors que de plus en plus de biens sont mis à disposition de l’Homme.

Ce constat montre à loisir l’engagement de ce dernier dans une très dangereuse aventure certes pas terminée, au contraire !

Il paraît pourtant évident que le but de la vie est l’harmonie sur Terre et par là le bien-être de l’Humanité, pas de chercher à s’imposer partout en n’hésitant pas pour cela à commettre les plus horribles choses. Cela s’appelle de la déchéance.

Manifestement, engagés dans notre course de fond dont nous ne connaissons pas la ligne d’arrivée, nous avons totalement perdu conscience à la fois de notre isolement cosmique et de la chance que nous avons de jouir d’un court moment de vie dans ce qui pourrait être un paradis que malheureusement nous détériorons comme des enfants gâtés devenus capricieux, exigeants et par là prétentieux sinon orgueilleux. 

L’Humanité évolue ainsi dans ce que l’on pourrait qualifier de modèle réduit au lieu de profiter de tout ce que l’astre qui l’héberge pourrait lui donner dont la beauté qui n’est pas le moindre car lorsque l’on vit entourée d’elle, on vit aussi beaucoup plus heureux. Les Asiatiques traduisent d’ailleurs cela à travers le concept de feng shui qui consiste à respecter au mieux l’harmonie en toutes choses. Etonnant, n’est-ce pas ?

Dieu, quel qu’il soit pour chacun, n’a jamais demandé de détruire l’environnement dans lequel nous vivons, pas plus que de porter atteinte aux autres sous un prétexte ou sous une forme ou sous une autre. Pour les Chrétiens, il n’est sans doute pas inutile de rappeler le Décalogue, appelé aussi les dix Commandements qui à eux seuls constituent d’ailleurs une sorte de saine constitution universelle.

C’est donc qu’il doit manquer un élément important mais quel est-il ?


LE SECOND SYSTÈME BINAIRE

Si l’on accepte de considérer comme premier système binaire celui à partir duquel est bâti notre univers matériel tel que nous pouvons le percevoir, c’est sans doute que celui-ci ne s’arrête pas à ce seul environnement mais qu’il doit aussi répondre d’autre chose. 

Curieusement, on observe que toutes les civilisations qui ont disparu ont préalablement dérivé vers l’affaiblissement spirituel, que ce soit par exemple, l’empire égyptien, l’empire romain ou que ce soit plus près de nous l’ex-URSS qui sur ce point constitue un excellent champ d’étude. 

On constate aussi que de tous temps et quel que soit le lieu, l’Etre humain a besoin de spiritualité. Sans verser dans telle ou telle religion, c’est néanmoins d‘ailleurs curieusement ce qui est écrit dans l’évangile de Saint Jean :

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu… »

Qui est donc le verbe, sinon l’Esprit ?

On trouve également dans la Genèse : « Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme… ».

Cela signifierait que nous portons tous Dieu en nous, quel qu’il soit pour chacun et donc tout ou partie de l’Esprit. Etonnant, n’est-ce pas ? On pourrait aussi ajouter au sujet d’Adam et d’Eve, toujours dans la Genèse :

« Mais tu ne mangeras pas (le fruit) de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras ».

Là encore, nous voyons l’expression de ce premier système binaire matériel, incontournable mais ici entre le bien et le mal qui serait en toute logique issue de la dualité matérielle nécessaire au fonctionnement de la Terre. Autrement dit : « si vous cherchez à trop en savoir (la science…) vous irez vers des ennuis car vous oublierez l’Esprit ». 

Accessoirement, cela pourrait aussi vouloir dire que nous ne sommes pas faits pour cela.

En conséquence, l’élément absent dans notre société, inévitablement de plus en plus matérialiste, serait donc l’Esprit sans lequel tout système échafaudé ne peut aller que vers sa perte à plus ou moins long terme. Cela montre que l’Etre humain a nécessairement besoin du matériel, premier système binaire mais également du spirituel qui est l’Esprit sans lequel il n’est pas d’équilibre satisfaisant.

Il ne peut en être autrement car toute autre solution n’est pas possible. 


Différence de température = Premier système binaire = Premier pôle = Matérialisme

Premier pôle + Esprit = Second système binaire = Second pôle = Equilibre général


Le problème qui se pose pour cet Homme c’est qu’il confonde Esprit et religion. En effet, l’on ne peut que constater pour certaines des excès à travers l’usage qui en est fait dans un souci de conquête qui ne peut alors que les ramener vers le matérialisme avec tout ce que cela signifie dont la richesse matérielle est la traduction du pillage, quel qu’il soit.

Justement, revenant à ce seul matérialisme et donc à la matière puis à tout ce qu’elle sous-tend, par nature l’humanisme lui est totalement étranger et constitue même un élément indésirable. Que sont les indices boursiers (CAC 40, NASDAQ, SP 50, etc.) si ce ne sont que la traduction du monde de la finance et donc celui du dieu argent qui règne de plus en plus sans partage ?

Or, dans notre société matérialiste, l’argent est à la base de tout et dirige tout. Sans lui, on ne peut pas faire grand-chose ! Il est donc le parfait représentant du premier système binaire ou du premier pôle si l’on préfère.

L’Humanité est-elle plus heureuse pour cela ? Certes non !

Si l’on en juge seulement aujourd’hui par la situation de la France et des Français, il y a de quoi se poser la question, un pays qui est devenu champion des antidépresseurs, des antibiotiques, des tentatives de suicides et de leur concrétisation, plus ou moins en guerre permanente, que ce soit sur son propre sol ou ailleurs.

Quant à la misère morale, il n’est pas nécessaire d’épiloguer plus avant sur le sujet. La consommation d’alcool et de drogue est là pour compléter la chose dont en ce qui concerne la jeunesse qui est distraite comme d’ailleurs ses parents, par les matchs de foot, le dernier gadget à la mode et autres futilités qui les conduisent tout droit à la dépendance et petit à petit à ne plus devenir que des consommateurs, pieds et poings liés au système financier. Sans doute peut-on avancer comme durant l’empire romain dont la similitude avec notre époque est frappante : « Panem et circenses », soit : du pain et des jeux (sous entendu, du cirque).

A ces propos, il suffit de laisser aller sa réflexion pour se rendre immédiatement compte de tout ce que cette situation entraîne comme déséquilibres et comme pressions de toutes sortes sur les individus qu’il serait parfaitement vain d’énumérer… 

Pour revenir à l’ex-URSS, en voulant s’approprier l’âme des peuples, Marx, Trotsky, Lénine, Staline et leurs disciples, n’ont fait que précipiter la chute de leur continent et de tous ceux qui les ont suivis. 

S’il était encore besoin de s’en convaincre, pour mémoire, observons ce qui suit :


« Le socialisme est avant tout le matérialisme » (François Mitterrand).


« Pour ce qui est du parti du prolétariat socialiste, la religion n'est pas une affaire privée ». « Notre programme repose tout entier sur une philosophie scientifique et notamment sur une philosophie matérialiste » (Lénine). 


« La religion est l'opium du peuple » (Karl Marx).


« Le marxisme est le matérialisme. A ce titre, il est aussi implacablement hostile à la religion que le matérialisme des encyclopédistes du XVIIIè siècle ou le matérialisme de Feuerbach… Nous devons combattre la religion.
C'est l'a, b, c de tout matérialisme et, partant, du marxisme. Mais le marxisme n'est pas le matérialisme qui s'en tient à l'a, b, c. Le marxisme va plus loin.
Il dit : il faut savoir lutter contre la religion ». (Le Prolétaire N° 45 - 26/13 mai 1909).


« Le parti ne peut être neutre à l'égard des propagateurs de préjugés religieux, à l'égard du clergé réactionnaire qui empoisonne la conscience des masses travailleuses.
Avons-nous écrasé le clergé réactionnaire ? Oui. Le malheur c'est qu'il n'est pas encore entièrement liquidé. La propagande antireligieuse est le moyen qui doit achever la liquidation du clergé réactionnaire » (Staline).



Magnifique église en pierre de taille désormais fermée pour cause de dégradations et de pillage. Une parmi beaucoup d’autres… Dans ces conditions, comment l’Esprit peut-il s’épanouir et ou trouver l’équilibre salutaire entre l’Esprit et la matière ? Photo JMT 2018
Malheureusement, en France, pays d’origine chrétienne quoi que l’on puisse dire, nombreuses sont toujours les municipalités, au nom de la laïcité, qui interdisent toute manifestation religieuse de cette confession sur la voie publique et les églises sont pour beaucoup désormais fermées faute d’être profanées, voire pillées, vides ou quasiment lors des offices, sauf au moment des enterrements car dans l’au-delà on ne sait jamais… La laïcité et l’égalité à géométrie variable faisant le reste.

Le parallèle avec l’ex-empire soviétique est peu différent. La finalité sera inévitablement et sensiblement la même comme pour toutes les sociétés adoptant ce type de politique.

Il serait sans doute naïf de penser qu’elle répond du hasard car en réalité elle est parfaitement homogène à l’évolution du matérialisme tel que présentement exposé dont la dictature, sous une forme ou sous une autre et pas nécessairement militaire, n’en est que l’une de ses expressions.

Au-delà des problèmes de santé que cela crée, il en va de même de l’énergie dont peut disposer chaque individu qui ainsi s’affaiblit et avec lui l’ensemble du pays considéré.

Il s’agit là encore de la simple conséquence du déséquilibre créé au sein du second système binaire établi entre le matérialisme et l’Esprit.


UN UNIQUE FACTEUR D’ÉQUILIBRE


Dynamitage de l'une des nombreuses églises de Russie durant la période stalinienne. Au delà d’une telle méthode, combien en France sont en délabrement, voire détruite pour un motif ou pour un autre. Photo. JMT 2007. Basilique Ste. Thérèse de Lisieux (France)
En conséquence, pour qu’une société humaine, quelle qu’elle soit, retrouve le chemin de l’harmonie, cela ne signifie aucunement de renoncer au matérialisme mais à condition qu’il corresponde aux besoins nécessaires et non au superflu dont le commerce à outrance constitue l’incontournable passage ce qui entraîne inévitablement le gaspillage. Ensuite, qu’il soit équilibré par la force à minima équivalente, voire supérieure de l’Esprit.

Dans notre société dite moderne, en tous domaines on ne fabrique plus guère quelque chose par nécessité mais parce que cela va rapporter de l’argent avec un retour sur investissement le plus court possible.

Une situation qui ouvre grande la porte à toutes les ambitions malsaines et donc à toutes les exactions imaginables dont l’actualité fourmille.

L’Homme devient ainsi un prédateur pour la nature et pour lui-même.

Pour mémoire, quel que soit Dieu pour chacun, l’Etre humain en porte nécessairement tout ou partie comme d’ailleurs tout ce qui vit.

Chercher à la diminuer, voire à la supprimer ne peut conduire qu’à des ennuis de plus en plus sérieux, qu’ils soient globaux ou personnels. Par conséquent, constituant incontournable du second système binaire, l’Esprit ne connaît pas la guerre et tout ce qui a trait au matérialisme lui est par nature totalement étranger. 

A nouveau et quelle qu’en soit la raison, un régime politique qui refuse de prendre en compte la dimension spirituelle de l’être humain dont fait partie son Histoire, est un régime qui tombera inévitablement dans la dictature avec son cortège de corruption, de répression et ainsi sera à plus ou moins court terme voué à l’échec.

Il n’existe pas de contre-exemple dans le monde. 

S’il en était encore besoin, l’Histoire montre également que toutes les civilisations qui se sont relevées d’un effondrement plus ou moins profond sont alors devenue religieuses.

Sous réserve toutefois que ladite religion ait été l’expression de l’Esprit réel, celui respectant l’ordre naturel, autrement dit, pas le fruit d’une falsification politique. A ce sujet et sans pour autant donner de chèque en blanc, l’exemple de la Russie d’aujourd’hui apparaît frappant.

Les photographies ci-jointes datant des années 2000, traduisaient déjà un formidable espoir, non pour la seule religion mais pour l’équilibre et le renouveau des peuples de l’ex-union soviétique qui ont tant souffert d’une idéologie purement matérialiste.

Par le seul engagement d’un Pape et de ceux qui lui ont permis de mener à bien sa mission, tous animés par l’Esprit, le pôle matérialiste ne s’est pas pour autant effondré mais la tension entre les deux s’est affaiblie et permit ainsi petit à petit de retrouver l’équilibre salutaire.

A titre d’exemple, poursuivant ce constat, dans les années 95 une autre grande tension existait entre l’ex-URSS et la Chine pour un problème de frontières. Toutefois, dans les années 2000, le nouveau gouvernement russe, trouvant un terrain d’entente sur ce sujet, cette tension s’est considérablement affaiblie.

Par la suite, la Russie et sa fédération ayant patiemment rétabli cet équilibre salutaire entre le matérialisme (la matière) et l’Esprit grâce au retour affiché de la Foi, comme par hasard la question s’est à nouveau posée mais avec l’Amérique et ses satellites dont l’Europe en partie de plus en plus déchristianisée. Cependant, une certaine harmonie ayant préalablement pu s’établir entre la Russie et la Chine qui ont ainsi pu constituer un seul pôle, la tension ne reste désormais élevée qu’entre eux et les USA dont on voit désormais dans quel déchirement naviguent leurs alliés ce qui est normal. En effet, perdant petit à petit contact avec l’Esprit, ces derniers ne peuvent être ainsi qu’affaiblis, par voie de conséquence conduisant les USA vers un isolement qui pourrait leur être fatal car étant de moins en moins capables de rivaliser avec le tandem russo-chinois et toutes les nations qui s’y rallient de plus en plus. 

Si l’on veut bien admettre le principe de thermodynamique ci-dessus exposé et non de raisonner d’une manière classique et souvent quelque peu puérile entre bons et méchants, tels les gentils cow boys et les méchants Indiens ce qui revient à falsifier l’Histoire et à se noyer dans le flot de l’actualité, il est ainsi possible non seulement de mieux comprendre l’origine et le déroulement des événements mais également de raisonnablement se projeter dans l’avenir.

Il devient aussi plus aisé de comprendre les dérives de la société occidentale, lesquelles répondent du seul pôle constitué par le matériel, pour mémoire issu de la différence de température originelle que l’on peut résumer d’une manière simple (ou symbolique) par le froid et le chaud. Sur les bases actuelles, il serait parfaitement vain, sinon illusoire d’estimer une quelconque amélioration morale des populations ainsi engagées dans cette course de fond car les dérives seront sans limite. La même remarque s’applique également pour les sols nourriciers dont la pollution chimique généralisée, comme celle des océans, ne peut conduire qu’aux plus graves conséquences. Certes, le CAC 40, le NASDAC et autres SP 50 battront-ils peut-être des records mais ce n’est pas pour autant que ces mêmes populations trouveront leur équilibre et leur bonheur, bien au contraire car le dieu argent restera toujours insatisfait. Il ne peut en être autrement.

A titre personnel, disposer de trois voitures automobiles dernier cri comme des derniers téléphones mobiles ou des dernières géniales inventions lesquelles ne manqueront pas, n’apportent qu’une satisfaction tout à fait éphémère.

A ce propos, que penser de la mondialisation actuelle car suivant ce qui précède, elle ne peut s’accompagner, là également, que d’une forme de dictature mondiale du matérialisme puisqu’à la base se trouve le commerce et donc le dieu argent, par conséquent la matière sous toutes ses formes… La tension ne faisant que de s’élever au sein du système binaire matériel et inévitablement investissant toutes les couches de la société jusqu’au plus petit élément, le risque final sera tout aussi inévitablement constitué par la rupture de l’isolant galvanique.

Autrement dit : la guerre ou à minima de graves conflits locaux mettant directement en péril les sociétés qui auront oublié l’Esprit dont l’Europe. Etonnant, n’est-ce pas ?

Tout autant, une telle course de fond ne peut mener qu’à perdre la raison et donc à la folie puis à l’autodestruction ce qui, pour finir, ne serait qu’une forme de régulation naturelle. In fine, il est prévisible que l’astre qui nous héberge, d’une manière ou d’une autre, saura toujours se débarrasser de ce qui peut lui compliquer la vie… Il n’y a rien là d’original.

Le risque est donc au sein du système binaire matériel et non entre lui et l’Esprit qui ne connaît pas la violence sous toutes ses formes, pas la guerre et pas plus les conflits de toutes natures car lui étant totalement étrangers.

A nouveau, il représente à la fois la seule issue de secours pour les sociétés matérialistes mais également la seule possibilité de retour à un certain équilibre lorsque l’éclair est malheureusement survenu.


LA TRILOGIE

Partant de là, si l’on veut bien admettre un premier système binaire procédant d’une différence de température originelle, celle du big bang ou similaire, origine de la matière et donc du matérialisme mais également un second système binaire entre ce premier et l’Esprit, en existe-t-il un autre, cette fois entre ce dernier et autre chose ?

La question reste ouverte… Toutefois et sans blasphémer en aucune manière, au moins en ce qui concerne la religion chrétienne, on retrouve cette notion du Père, du Fils et du Saint Esprit. Ne seraient-ils alors pas et en symbolisant, tout simplement le froid, le chaud, et l’Esprit ? Il n’y aurait ainsi qu’un seul système binaire, soit : la matière et l’immatériel qui ne serait autre que l’Esprit.

Au moment du big bang, « rien » serait alors ce dernier, l’Esprit, ce qui impose dès le départ les deux pôles ci-dessus, soit le matériel et l’immatériel, situation alors parfaitement homogène à ce que décrit le livre de la Genèse :


« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu… »


A nouveau, remarque étonnante, n’est-ce pas ?

Comme explicité, l’énergie mécanique (la force et/ou le déplacement) trouve son origine dans une différence de température mais ceci est réversible. Si l’on frotte ses mains, l’énergie mécanique utilisée se transforme bien en chaleur. Pour autant, issue du big bang les étoiles et les planètes sont bien des corps matériels (en faisant abstraction des corps stellaires gazeux).

Il y a ainsi passage d’un état à un autre, soit matière vers l’énergie et vice et versa mais de cela, l’Esprit en est totalement étranger ce qui impose que le système binaire matériel ne constitue vis-à-vis de l’Esprit qu’un seul et même pôle à lui seul.  

Cela montre encore, si nécessaire… que vouloir affaiblir l’Esprit relève de la pure folie et ne peut d’ailleurs conduire qu’à celle-ci. En effet, cela apparaît de plus en plus au niveau du comportement erratique et dangereux des sociétés matérialistes, par exemple, à travers les déséquilibres comportementaux des individus remontant en cela jusqu’aux sommets de ces mêmes sociétés puisqu’ils ne peuvent être affectés que des mêmes constats.

Encore une fois, il ne peut en être autrement. Sur ces bases, attendre toute amélioration relève de l’illusion.

L’intelligence de l’Homme serait donc également sa propre faiblesse qui l’emmène vers sa propre mort.

Dieu aurait ainsi fait reposer notre monde sur un système binaire des plus simples, symbolisé par le + et par le – qui se démultiplierait à l’infini du plus petit jusqu’au plus grand, l’un comme l’autre étant tels que nous pouvons les voir comme les imaginer.

Quel que soit ce que nous pouvons faire ou effectivement imaginer, nous ne pouvons y échapper puisque tout ce qui vit et même l’astre qui nous héberge en sont issus.

Il ne peut donc en être autrement, toute autre solution ne nous étant pas accessible, sauf à respecter et à écouter l’Esprit qui serait alors Dieu lui-même, autrement dit : l’équilibre en toutes choses traduit par ce que nous appelons la Sagesse avec un grand S. 


L’EXEMPLE RUSSE ?

Il ne s’agit évidemment pas de glorifier la Russie d’aujourd’hui sous une certaine forme de propagande mais d’un simple constat que chacun peut faire malgré, il faut le reconnaître, une active désinformation de l’Occident comme des USA à son sujet, confortée par une affligeante agressivité, un signe de faiblesse et de crainte mais toujours dangereux.

Ici encore, espérer autre chose n’est pas possible. 

Phénomènes tout à fait logiques suivant ce qui précède et ce qui suit car ce même Occident de plus en plus déchristianisé, en vertu de l’expansion du matérialisme qui désormais le caractérise ne peut se comporter autrement.

Suivant les photographies ci-jointes et si l’on peut conclure ainsi, il apparaît clairement que c’est bien la prise en main de la situation par Vladimir Poutine aidé en cela par son équipe, qui à travers une action discrète encouragea de telles manifestations dont les conséquences furent rapides et des plus salutaires pour le pays.

A Moscou, lors du défilé militaire du 9 mai 2017 célébrant le 72è anniversaire de la capitulation de l’Allemagne, on verra même le Chef d’Etat-major des armées russes arrêter son véhicule de commandement devant une grande Croix du Christ, ôter sa coiffe et se signer.

Images très significatives, loin des clichés diffusés en Occident, ici des Cadets de l'Armée Rouge portent la châsse de Ste. Thérèse de Lisieux sous les fenêtres des anciens immeubles du KGB. En ex-URSS, de telles cérémonies auraient-elles été possibles il y a seulement quatre décennies ? Photo. JMT. Basilique Ste. Thérèse de Lisieux.

A Moscou vers l’an 2000. Pouvait-on imaginer cela sous l’ère soviétique ? Doc. JMT via François Garijo

On imagine mal observer de telles scènes en France mais le résultat dont la ferveur comme la confiance du peuple russe ne sont pas les mêmes !.. Quoi que l’on puisse dire, les élections présidentielles survenues le 18 mars 2018 qui ont vu une large majorité s’afficher pour le Président sortant sont à ce sujet significatives.

Sans parler de religion d’Etat et sans pour autant chercher à glorifier le régime politique du pays, les dirigeants du pays ont donc parfaitement compris l’importance et la nécessité de respecter la Foi et donc l’Esprit, pas de les combattre stupidement par tous moyens.

Loin des clichés préfabriqués en Occident et aux USA, autres scènes dans la Russie d’aujourd’hui. Vaut-il mieux voir ces photographies qui traduisent le retour de l’Esprit dans la Sainte Russie ou la photographie d’une explosion atomique ? Doc. JMT via François Garijo.

L’Esprit se révèle ainsi comme l’arme la plus puissante car seule, pouvant rétablir l’équilibre avec le pôle matériel, ce que l’on pourrait ainsi conventionnellement représenter par le + et le -.

Sans toutefois idéaliser, pour la Sainte Russie, si le résultat ne peut être parfait, malgré toutes les affligeantes critiques non dénuées d’obscures intérêts que l’on peut lire et entendre ici et là, indéniablement ce grand pays se redresse et retrouve petit à petit son rang de grande puissance internationale, reposant sur des bases réelles et solides, non sur des pieds d’argile et sur l’illusion. On peut aisément comprendre que cela ne fait pas plaisir à tout le monde...


L’ESPRIT A-T-IL DISPARU DANS LA SOCIÉTÉ MATÉRIALISTE ?

Non et ce n’est absolument pas possible ! Il serait même dommage de le penser car si la situation est assez affligeante dans de nombreux pays, elle ne l’est pas du tout dans d’autres comme en Italie ou en Espagne, y compris même dans quelques régions de France. On constate d’ailleurs l’effort que fait l’ancienne Rome pour restaurer ses églises et même en France pour des chapelles ici et là ce qui montre une prise de conscience des populations qui recherchent ainsi sans vraisemblablement s’en rendre compte, l’équilibre salutaire entre la matériel et l’immatériel.  

Dans le Sud-Est de la France, chapelle consacrée à Saint Léger, en cours de restauration par des bénévoles. Photo JMT 2018

Cependant, il ne faudrait pas pour autant oublier que cela ne satisfait pas nécessairement ceux qui se sont perdus dans l’illusion purement matérialiste car les réactions sont parfois surprenantes, voire violentes par suite de l’écart, une fois de plus, qui s’est creusé entre les deux pôles.

Quoi qu’il en soit, les photographies ci-jointes constituent également un grand espoir car leur puissance est grande et même sans limite. 

Dans une commune du Sud-Est de la France, statue de la Vierge avant et après restauration en 2016. Depuis, des fleurs sont régulièrement déposées à ses pieds ce qui n’était pas le cas avant. Photo. JMT


CONCLUSION…

Il serait vain de tenter d’énumérer ne serait-ce qu’une partie des conséquences induites par le seul matérialisme puisque que par essence il ne connaît pas de limite et ne peut en connaître car le contraire n’est pas possible. 

Désormais érigé en religion d’Etat, le dieu régnant et intercédant pour toutes choses et sur lesquelles il repose se nomme : argent et ses anges déchus qui sont la violence, la répression, le mensonge, l’escroquerie, la corruption, la folie et bien d’autres. Tout cela ne pouvant conduire qu’à une forme ou à une autre d’esclavage mais qui ne dit pas son nom, traduit pour de nombreux individus par la vie quotidienne devenant de plus en plus difficile. 

Suivant le présent document, il appartient donc à chacun d’entreprendre utilement et avec honnêteté la démarche présentement exposée, laquelle ne pourra conduire le lecteur qu’à mesurer l’écart qui se creuse (ou la tension qui augmente) entre les deux pôles du matérialisme. La question qui vient alors est la suivante : jusqu’où et après ?..

Apparaît ainsi la limite de l’intelligence humaine qui est sans doute grande en certains domaines mais bien faible en d’autres. Suivant cela et sur les bases actuelles, inévitablement l’Occident comme toutes les sociétés matérialistes ne peut aller que vers de très gros déboires dont la dictature sous toutes ses formes précède généralement l’effondrement ou à minima la fracturation.

Pour finir, ne s’agit-il pas ici de régulation naturelle ? Cet Homme, dit moderne, imbu de sa personne et de ce qu’il a créé, creuse ainsi sa propre tombe sans en avoir réellement conscience. Rien ici d’original car déjà vécu en d’autres temps avec d’autres moyens mais la matière ne connaît pas l’Histoire. 

Pour illustrer cela, à une autre échelle et même dans le cas où il s’agirait d’un récit purement allégorique, en fut-il autrement à ce qui présida pour la construction de la Tour de Babel ? Quelle soit fondée ou pas, cette histoire devrait pourtant attirer l’attention depuis bien longtemps car si l’on observe les événements qui se déroulent aujourd’hui, rien ne justifie de l’évacuer d’un revers de main.

Ce que traduit le livre de la Genèse (Gn 11-1-9) n’est pas nécessairement anodin.

Quoi qu’il en soit, on peut estimer que dans la mesure où une nation comme toute organisation humaine, quelle que soit son échelle, a pris conscience de la force de l’Esprit (le +) et ainsi le respecte honnêtement puis le porte dans le cœur de chaque individu, cette nation accèdera au meilleur équilibre possible avec la matière (le -).

Elle mettra alors toutes les chances de son côté pour vivre le plus harmonieusement possible dans le réel progrès humain car elle saura éviter le piège constitué par le seul développement sans fin du matérialisme qui constitue une illusion, laquelle à terme se révèlera toujours comme un chemin mortel, quel que soit ce que l’on peut dire ou écrire ici et là.

L’important n’est pas de soulager la douleur mais de porter remède à la source du mal.

Pour cela, il faut chercher et accepter d’en comprendre l’origine puis de porter le remède salutaire, pas de se noyer dans le flot de l’actualité comme dans celui des explications quasi quotidiennes. Si l’on observe bien, la grande majorité revient toujours aux mêmes constats et aux mêmes suggestions si ce ne sont les mêmes lamentations mais qui, pour finir, n’apportent toujours pas de solution salutaire.

Au-delà de toute considération, inexorablement le temps passe et pour chacun toute journée perdue ne reviendra pas. Si l’on veut bien réfléchir à la brièveté de notre passage sur Terre et espérer pour chacun 90 années en bonne santé, cela ne fait jamais que 33 000 journées ce qui est bien peu. Cela vaut-il vraiment la peine d’imaginer puis de construire ce qui peut aisément détruire en partie ou totalement l’Humanité ?

Il en est de même pour notre environnement de vie souvent devenu des plus sordides dont font partie de trop nombreuses agglomérations et leurs banlieues ?..

Etant issus de la même source, ne vaudrait-il alors pas mieux nous rapprocher avec humilité et sincérité les uns des autres puis mettre en commun nos forces et nos efforts en unissant le matériel et l’Esprit pour reconstituer au mieux la Terre en paradis, seule planète qui nous est pourtant si généreusement prêtée avant certainement très loin dans l’univers ? 

Les illusions sont peut-être nécessaires mais la réalité des choses est beaucoup mieux ce qui fait preuve d’intelligence et de maturité.

La jeunesse et la vieillesse sous les arbres de la paix et de la sérénité. Peinture Isabelle Ellouet. 2016


J-M.T.


DU MEME AUTEUR

Autoédition

LA PLUME DU TEMPS®

Internet :

www :la-plume-du-temps



EAN : 9782913788732 - Nombre de pages : 134 format : A4 - Dos carré-collé

Edition : janvier 2017 - Nombre d’aquarelles : 4

Prix : 24 € + acheminement (France)


Certainement l’un des livres les plus étonnants… 


Dans le cadre d’un château renaissance, sous trois vieux chênes, deux grands amis, un anciens ingénieur physicien et un jeune étudiant en histoire et en philosophie se rencontrent à chaque saison pour discuter des maux de notre société. Toutefois, loin des sentiers battus, humanisme et science se côtoient pour aborder non plus d’une manière classique la marche du monde et son avenir proche tels qu’ils se dessinent mais sous couvert d’explications à base scientifique, très simples et là, tout change. Ainsi, sur Terre le plus et le moins sont-ils deux incontournables que l’on ne saurait trop écarter sans gros ennuis. De quoi en tirer de nombreuses conclusions, y compris dans l’au-delà, lesquelles expliquent bien des choses dans notre monde dit moderne mais qui, à juste titre, ne cesse d’inquiéter.


Pour finir, essentiellement matérialiste, la République est-elle le meilleur système politique comme beaucoup le prétendent ?


« A dévorer sans modération… »

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